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Face aux menaces qui pèsent sur la session 2009 de l'Agrégation de Portugais, dont le programme n'est pas encore paru, l'ADEPBA s'est adressée au Ministère de l'Education (20 juin) et à l'Ambassade du Portugal (18 juin). Chacun trouvera ici les documents en question : - Lettre au Ministre de l'Education nationale
Objet : non parution du programme de l'Agrégation de Portugais Monsieur le Ministre, L'ADEPBA constate avec surprise et inquiétude que le programme de l'Agrégation de Portugais pour l'année 2008-2009 ne figure pas encore au Journal Officiel, alors même que ceux des concours équivalents ont été publiés. Il est à craindre qu'il s'agisse là d'un signe annonciateur d'une éventuelle suppression de ce concours. Une telle perspective entrerait en contradiction flagrante avec les accords bilatéraux (avril 2006) signés avec le Portugal concernant l'enseignement de nos langues respectives. Cela irait à l'encontre des multiples déclarations sur la nécessité de la pluralité linguistique dans notre système éducatif, alors même que les instances européennes ont déclaré l'année 2008 « Année du dialogue interculturel » et que l'année 2009 sera celle de «la France au Brésil » ! Et ce, à un moment où la France s'apprête à occuper la Présidence de la Communauté européenne, risquant de montrer par là le peu d'intérêt qu'elle porte à la langue et à la culture de l'une des composantes de cette Communauté. Ce serait encore méconnaître le rôle joué par une langue parlée par 230 millions de personnes sur quatre continents et cela reviendrait à mettre en grandes difficultés les différents Départements universitaires dispensant cet enseignement. Enfin, sans préjudice de bien d'autres arguments, le coût financier que représentent les deux et uniques postes concernés (qui d'ailleurs ne sont pas forcément des postes « nouveaux » puisque des certifiés sont susceptibles d'accéder à ce grade), semble - et il est facile d'en convenir -, bien dérisoire... Monsieur le Ministre, les enseignants de Portugais de l'enseignement secondaire et du Supérieur vous demandent d'agir en vue de la parution très prochaine du programme en question et, donc, de veiller à la tenue du concours de l'Agrégation de Portugais pour l'année qui vient. En souhaitant que cette demande soit prise en compte, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de notre haute considération.
Monsieur l'Ambassadeur, Au nom des enseignants de portugais, l'ADEPBA (Association pour le développement des études portugaises, brésiliennes, d'Afrique et d'Asie lusophones), s'inquiète de la non publication du programme de l'Agrégation de portugais, normalement prévue pour la session 2009, alors que les autres programmes de langues ont déjà été publiés. Cette situation laisse présager que ce concours n'aura peut-être pas lieu l'année prochaine, pour la première fois depuis la création de cette agrégation. Ce serait là un événement préjudiciable à l'enseignement du portugais dans le système éducatif français. Non seulement il porterait atteinte aux divers Départements universitaires préparant ce concours mais il serait contraire à l'idée des accords bilatéraux signés en 2006 entre la France et le Portugal. Outre le fait que ce serait faire peu de cas de la réalité d'une langue parlée par 230 millions de personnes dans le monde, cette situation serait regrettable alors même que la France s'apprête à présider l'Union européenne et cette décision reviendrait à une moindre considération d'une des langues de cette même communauté ! J'ajoute que l'argument financier qui pourrait justifier cette décision est très dérisoire dans la mesure où seuls deux postes étaient prévus au plan national. C'est pourquoi, l'ADEPBA, compte tenu de cette situation et des propos du Ministre portugais de la culture tenus à Bruxelles (21 mai) sur la nécessaire promotion de la langue portugaise dans le monde, souhaiterait une action diplomatique de votre part afin d'obtenir que le concours de l'Agrégation de portugais soit bien mis en place pour 2009. Veuillez recevoir, Monsieur l'Ambassadeur, l'expression de ma haute considération.
Mais
de qui se moque-t-on ?
"Tollé des professeurs d'italien et de portugais"
"Comment se fait-il que la sixième langue parlée dans le monde et enseignée en France à plus de 31 476 élèves dans le secteur public, ne soit mentionnée qu'une seule fois dans votre dossier ? La langue portugaise, présente sur les quatre continents, est aussi une langue de la diplomatie et de la coopération internationale."
Les entités des différents pays lusophones apprécieront… Lire l 'entretien de l'ADEPBA avec Michel PEREZ , Inspecteur General de l'Education nationale, publié dans les pages de l'ADEPBA de la revue Cap Mag du mois d'avril (pages 28 et 29).
Réagissons
contre le traitement discriminatoire réservé à la
langue portugaise Pour la défense de la langue portugaise, soyons nombreux à montrer notre mécontentement et à exiger un rectificatif. Vous pouvez envoyer un e-mail à : lemonde.education@lemonde.fr Ou
écrire à la rédaction
Ci-dessous la lettre envoyée par le président de l'ADEPBA,
Christophe GONZALEZ au Monde de l'Education pour dénoncer le traitement
inadmissible réservé à la langue portugaise dans
ce numéro. Madame la Rédactrice en chef, Le Monde de l'Éducation, dans son numéro du mois de mars (n° 367), publie un dossier intitulé « Quelles langues pour demain ? ». Dans l'ensemble des articles consacrés à cette question, de même que dans les divers encarts illustratifs, la langue portugaise est totalement ignorée. Il y a là un choix incompréhensible qui porte atteinte à la dignité de la langue et de ses usagers, et qui motive cette réponse. Je voudrais d'abord rappeler que 234 millions de personnes utilisent les variétés de cette langue sur 4 continents, d'où il ressort qu'il s'agit de la 3ème langue d'Europe la plus parlée dans le monde. Outre sa réalité internationale, la langue portugaise existe bel et bien dans le système éducatif français où elle n'est certes pas réservée à la communauté d'origine, et malgré diverses entraves mises à son développement ou à la simple satisfaction de la demande, en tête desquelles on placera le ridicule des deux postes « offerts » au concours annuel de recrutement. Bref, en 2007, environ 13 000 élèves suivaient des cours de portugais dans le deuxième degré et 14 800 le faisaient dans le premier degré. A quoi il faut ajouter l'existence de 6 sections internationales et 50 sections européennes avec la langue portugaise. Cette réalité mériterait d'être portée à la connaissance de vos lecteurs pour un panorama plus complet des langues proposées dans notre enseignement et un traitement d'égalité entre elles, au moins au plan de l'information. Après tout, l'arabe et le russe - le premier avec moitié moins d'élèves que le portugais et le second avec à peu près les mêmes effectifs -, bénéficient chacun d'un encart (p. 35 et 37). Et si le portugais est parfois placé parmi les langues dites « rares » (concept qui serait à discuter), dont vous écrivez qu'elles apportent « un vrai plus », comme il apparaît sur votre couverture, autant faire profiter le public de ce « plus »… et ne pas le soustraire ! En espérant que vous pourrez prochainement apporter un complément d'information sur ce point, veuillez croire, Madame, à mes sentiments les meilleurs. M.
Christophe GONZALEZ
Lettre adressée au Monde de l'éducation par l'association Cap Magellan Madame la Rédactrice en chef, Avant même la réunion de notre Conseil d’Administration qui prendra position sur ce véritable affront fait à la langue portugaise, je tenais à associer, dès aujourd'hui, l’Association Cap Magellan à l’ensemble des structures et personnes qui dénoncent l’incroyable oubli de votre dossier intitulé «Quelles langues pour demain?» publié dans le Monde de l'Éducation, numéro du mois de mars. Quelle déception et quelle manque de professionalisme! Vous nous obligez maintenant à déclencher une onde de protestation et à dénoncer un support dont nous vantions le sérieux. Comment avez-vous pu oublier plus de 230 millions de personnes qui utilise cette langue sur 4 continents? Ne savez-vous pas que le portugais est la 3ème langue d'Europe la plus parlée dans le Monde? C'est peu dire que de constater que le mal est fait. Nos 54000 contacts et notre Equipe attendons tous votre réponse. Cordialement, Hermano
SANCHES RUIVO
Lettre
adressée par l'Ambassade du Portugal / Coordination de l'Enseignement
portugais en France
Dans votre magazine Le Monde de l'Éducation, n° 367 de mars 2008, vous avez consacré un important dossier au devenir des langues. Dans ce tour d'horizon assez large, avec plusieurs articles dont la lecture nous a beaucoup intéressés, vous avez, toutefois, commis un oubli important. Ainsi,
à notre tour, nous aimerions poser une question aux rédacteurs
de ces articles: Cette langue, la 3ème langue d'Europe plus parlée dans le monde (234 millions de lusophones sur 4 continents) n'a été mentionnée qu'une seule fois dans votre dossier «La mondialisation chamboule le hit-parade des langues». Et pourtant y figurent beaucoup d'articles et références à d'autres langues beaucoup moins représentatives dans le système scolaire français et sur le plan international. Nous ne doutons ni du sérieux ni de la compétence de vos rédacteurs, mais ce silence nous interroge. Comment se fait-il que la 6ème langue parlée dans le monde et enseignée en France à plus de 31.476 élèves dans le secteur public, n'est mentionnée qu'une seule fois dans votre dossier? Comment justifier cette lacune? Le portugais est la langue officielle de huit pays dans le monde. Le Portugal et le Brésil sont parmi les premiers partenaires économiques de la France et de nombreuses entreprises françaises possèdent des filiales dans ces deux pays. Dans les dernières années, l'Angola, qui bénéficie d'une croissance annuelle de 27%, devient également un autre pays lusophone qui suscite l'intérêt économique de la France avec laquelle se développent déjà des collaborations institutionnelles surtout dans le domaine de l'éducation. La langue portugaise, présente sur les 4 continents, est aussi une langue de la diplomatie et de la coopération internationale. Elle est une des langues officielles de l'Union Européenne et une langue de travail de plusieurs organisations internationales telles que: l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA); l'Organisation des États Américains (OEA); du Marché Commun de l'Amérique (MERCOSUD); de la PAC (Pacifique, Afrique, Caraïbes); de l'Organisation des États Ibéro-Américains (OEI); de la Communauté de Développement de l'Afrique Australe (SADC); de l'Union Latine (UL); de l'Union Économique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMDA); de l'UNESCO, etc.. Sur le plan culturel, elle se fait également représenter dans les manuels d'Histoire- Géographie du monde entier, souvenez-vous des programmes sur les Grandes Découvertes et du Nouveau Monde. Impossible de passer sous silence des noms comme Magellan, Vasco de Gama et tant d'autres. Si le portugais s'est imposé tout d'abord sur le plan culturel, de nos jours, il se veut une langue de futur international. Ainsi, son apprentissage contrairement à l'anglais, devient une valeur ajoutée, un atout pour l'avenir sur le plan économique. Actuellement, la croissance de l'enseignement du portugais est de 27 % et cela ne concerne que les élèves du 2nd degré entre 2001 et 2007. Selon les données du Ministère de l'Éducation nationale, la croissance des effectifs dans le secondaire (LV1, LV2 et LV3) - pour l'année 2005/2006 - est de 3%. Ce qui démontre qu'il s'agit d'un véritable enseignement de langue étrangère en France. Ne sont pas comptabilisés tous ceux qui cherchent, parfois avec beaucoup de difficulté, des cours de portugais à des fins professionnelles. Dans ce cas précis, l'offre ne parvient pas à satisfaire la demande car l'enseignement de la langue portugaise se concentre surtout dans les grandes villes. En 2006, dans le cadre de la coopération franco-portugaise, le Ministère de l'Éducation français, a mis en place, conjointement avec ses homologues portugais, une campagne sur le territoire national, appelée «Je parle portugais», pour la promotion de cette langue dans les Académies et les établissements scolaires. Encore en 2006, les Gouvernements français et portugais, ont signé un Protocole de Coopération Éducative visant «à augmenter notablement les effectifs d'élèves apprenant la langue portugaise dans l'enseignement scolaire français». Pour cela, le Signataire français s'est engagé à garantir la continuité de cet enseignement «dans tous les bassins d'emploi et de formation où la demande existe, en développant des sites allant du niveau primaire jusqu'au baccalauréat». En quelques décennies, la langue érudite de Camões est passée à la langue moderne des écrivains comme José Saramago (prix Nobel de littérature en 1998) ou de l'inoubliable Jorge Amado, apportant avec elle non pas le passé, qu'elle a toujours partagé avec le monde, mais aussi le désir de progresser avec lui. Dans l'enseignement supérieur, l'application du Processus de Bologne facilitant les équivalences de diplômes dans l'espace européen, encourage la mobilité des étudiants, favorise les échanges entre établissements et apporte au portugais un nouvel essor et une nouvelle source de motivation. Dans
un moment stratégique pour les inscriptions dans les classes de
langues, nous ne pouvons laisser passer sous silence cette regrettable
omission concernant le dernier dossier paru dans Le Monde de l'Éducation.
Je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments distingués. Conseillère
Culturelle CONSEILLER
CULTUREL CHARGÉ DE L'ENSEIGNEMENT
Carta que o Presidente da Sociedade dos Hospanistas Franceses enviou ao Monde de L'éducation Paris, le 16 mars 2008 Madame,
Georges MARTIN
Lettre envoyée à la rédaction du Monde de l’Education par Mme RAULET Colette Professeure
de Portugais Le 19 mars 2008 Mesdames et Messieurs les Rédacteurs,
Je lis régulièrement et avec intérêt le Monde
de l’Education. Dans le numéro 367 du mois de mars, le dossier
sur les langues vivantes a retenu plus particulièrement mon attention.
Je vous signale que le portugais est une grande langue de communication internationale, parlée sur plusieurs continents dans les pays qui composent la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP) : Portugal, Brésil, Angola, Mozambique, Cap-Vert, Guinée-Bissau, São Tomé et Príncipe et Timor-Oriental. Plus de 200 millions de lusophones ! Elle est la 3ème langue européenne la plus parlée au monde et elle progresse sans cesse. Le Brésil, le géant lusophone, seize fois la France, presque la moitié de l’Amérique du Sud, sera vraisemblablement, avec la Chine et l’Inde, une des trois grandes puissances économiques de ce siècle, jouant avec la langue portugaise, un rôle majeur dans le panorama international. Mais tant de Français pensent qu’au Brésil on parle l’espagnol !!! INFORMONS !!! En outre, le portugais existe dans le système éducatif français à tous les niveaux : écoles primaires, collèges, lycées, universités... Les élèves peuvent le choisir en LV2 et LV3 (BAC : L, ES, S, STG…). Il n’est pas réservé aux élèves d’origine portugaise, brésilienne, cap-verdienne… De plus en plus de jeunes français l’apprennent et le présentent aux divers examens au même titre que l’anglais, l’espagnol, l’italien, l’allemand, le russe…et sont fiers d’être des lusistes. Sur un CV la mention « portugais » est un atout de plus en plus prisé. Ce dossier rédigé pour informer les lecteurs est ostensiblement discriminatoire envers la langue portugaise. En tant que professeure de portugais depuis de longues années, je dénonce cette discrimination et cette injustice flagrante. Vous devez par souci d’équité et pour ne pas ternir l’image de votre revue, apporter un rectificatif dans votre prochain numéro. Personnellement et encore plus aujourd’hui, je continue à défendre haut et fort l’enseignement de la langue portugaise et de la culture luso-brésilienne.
Veuillez recevoir, Mesdames, Messieurs, mes salutations lusophiles.
Lettre
adressée au Monde de l'éducation par Annie Bertrand, professeure
agrégée de portugais à Marseille Madame la Rédactrice en chef, Je viens par la présente vous faire part de mon étonnement devant l'ignorance dont vous faite preuve dans votre numéro du "Monde de l'Education" consacré aux langues enseignées en France et à leur place dans le monde (n°367, du mois de mars). Comment
pouvez vous méconnaître à ce point le monde éducatif
? Je suis professeur de Portugais depuis une trentaine d'années
et mes élèves n'ont jamais été des enfants
issue de l'immigration portugaise peu présente dans ma région
PACA. Mais
ce n'est pas à moi de vous dire ce qu'est l'éducation, à
vous "Monde de l'Education". Par contre, s'il vous plait, présentez
les Recevez l'expression de mes salutations distinguées Annie
BERTRAND
Présentation officielle de la mallette "Je parle portugais" Le Président de l'ADEPBA se réjouit de cette réalisation mais attire l'attention sur le problème du recrutement. Le mardi 16 janvier, dans les locaux du Ministère de l'Education nationale, s'est déroulée la présentation officielle de la mallette d'information "Je parle portugais". A cette occasion, ont pris la parole MM. François Decoster, Conseiller diplomatique du Ministre, António Monteiro, Ambassadeur du Portugal, Marc Foucault, Directeur de la DREIC, Michel Pérez, Inspecteur général, Christophe Gonzalez, Président de l'ADEPBA. Après les allocutions, Madame Brigitte Bonfils a procédé à une démonstration des possibilités des deux CDroms contenus dans la mallette. Nous transcrivons ici les propos de C. Gonzalez : "Monsieur le Conseiller, Monsieur l'Ambassadeur, Messieurs les Directeurs, Monsieur l'Inspecteur général, Au nom de l'ADEPBA, maître d'oeuvre de cette mallette d'information dont le lancement est aujourd'hui officiellement célébré, je voudrais d'abord remercier les services du Ministère qui ont su accueillir le projet soumis par l'ADEPBA et ont permis sa réalisation : la Direction des relations européennes et internationales et de la coopération (DREIC) ainsi que la Direction générale de l'enseignement scolaire (DGESCO). Mes remerciements vont aussi à la Coordination de l'enseignement de l'Ambassade du Portugal, de même qu'à la Caixa Geral de Depósitos. Bien entendu, je tiens à féliciter chaleureusement l'équipe d'enseignants qui a imaginé ce projet et qui a consacré à son élaboration, à sa mise en forme, beaucoup de temps, d'énergie et de compétences, sans craindre d'occuper à cela une bonne partie des vacances d'été 2006. Cette mallette entre pleinement dans les missions de l'ADEPBA qui, depuis maintenant 34 ans, se consacre au développement et à la défense de l'enseignement du portugais et des cultures lusophones en France. Et d'ailleurs, dans le cadre de ces mêmes objectifs, j'espère que cette excellente initiative sera suivie - et mieux encore, accompagnée -, par d'autres décisions, administratives, politiques, voire diplomatiques, destinées à lever les obstacles qui entravent l'enseignement du portugais, et parfois le réduisent. Certes, cette soirée n'est pas aux récriminations, mais il n'est pas possible, par exemple, et pour m'en tenir à ce seul point, de passer sous silence le grave problème posé par les conditions des concours de recrutement en portugais : je veux parler de l'alternance agrégation/CAPES, avec seulement deux postes annuels. Cet état de fait compromet la pérennité des études lusophones à l'Université et ne permet pas d'assurer sereinement l'avenir de la discipline, par manque de personnel disponible alors que des besoins se font sentir au moment où l'on entend développer l'enseignement des langues dans le premier degré, dans les sixièmes bilangues, dans les sections européennes, etc. Pour conclure, je reprendrai les mots que notre premier ministre prononçait en accueillant son homologue portugais, le 10 avril 2006, et selon lesquels "ensemble nous pouvons gagner de nouvelles frontières". Je souhaite donc qu'ensemble, institution et association, nous puissions dépasser ce qui fait encore frontière, et donc obstacle, pour l'enseignement du portugais en France. C'est en cela que les accords bilatéraux signés le 10 avril 2006 trouveront tout leur sens, dans l'intérêt des deux pays, et que, dans la nécessaire diversification des langues au sein de notre système éducatif, le portugais prendra pleinement, et avec plus de sécurité, la place qui lui revient. Je vous remercie." Christophe
Gonzalez
Campagne d'information nationale en faveur de l'étude du portugais Une lettre vient d'être adressée aux Recteurs par le Ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, pour annoncer le lancement d'une campagne d'information nationale en faveur de l'étude du portugais. Les inspecteurs d'académie, les chefs d'établissements et les professeurs recevront prochainement une mallette pédagogique contenant le matériel nécessaire à l'organisation de réunions d'information et à la sensiblisation du public scolaire, des parents d'élèves et des décideurs en faveur de la langue portugaise et des cultures lusophones. Il est souhaitable que ce matériel réalisé par l'ADEPBA et par l'ambassade du Portugal à Paris sur instruction du ministère soit largement utilisé afin d'accroître la demande et l'offre d'enseignement du portugais dans le système éducatif français. le 10 octobre 2006 Michel
PEREZ Lire la lettre du Ministre de l'Education nationale aux Recteurs
En novembre 2006 dans vos établissements... La mallette d'information
contenant 2 cédéroms
ainsi que des affiches et des dépliants
Cette mallette a été conçue par l’ADEPBA pour la campagne menée par le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ( Direction des Relations Européennes et Internationales et de la Coopération et la Direction générale de l’enseignement scolaire) visant à promouvoir l’étude du portugais en France dans le cadre des accords franco-portugais conclus le 10 avril 2006.
Cette mallette d’information sur l’enseignement du portugais
a été réalisée à la demande de la DREIC
et en collaboration avec l’Ambassade du Portugal en France afin
de présenter une information concrète à l’usage
des établissements scolaires (enseignants, parents d’élèves)
et des décideurs (chefs d’établissements, corps d’inspection,
recteurs).
Avril 2006
L'enseignement de la langue portugaise en France : situation et perspectives d'évolution Communication présentée au colloque de Montreuil "La langue portugaise, le Brésil, la Lusophonie" le 18/11/2005 par Michel PEREZ IGEN, Responsable du Groupe de portugais
«Cada vez se fala e se escreve pior» por José Saramago Site do “Jornal de Letras” n°954 - 25 de Abril a 9 de Maio de 2007
Faça-se, portanto, o Acordo e acabe-se
esse folhetim, mas encare-se a outra realidade. Assim como se diz que
a História entrou num processo acelerado, dá-me a impressão
que as línguas entraram também num processo acelerado de
corrupção. Uma corrupção que, em alguns casos,
pode ser determinada por factores externos. Mas há uma corrupção
interna que faz com que o português hoje, falado por uma certa classe
de pessoas – e estou a pensar evidentemente na televisão
– se tenha transformado numa caricatura do português normal,
ou seja daquilo que naturalmente nos sai da boca, quando falamos português.
E quanto ao escrever, podia fazer-se um anedotário hilariante com
todos os disparates que se escrevem ao pôr no papel uma palavra
que não se entendeu bem, que se conhece mal e, portanto, sai deformada.
E todos os países de Língua Portuguesa padecem do mesmo
mal. Há uns anos estava no Rio de Janeiro e uma pessoa conhecida
tinha ficado de me deixar uma mensagem no hotel. Liguei para a recepção
e perguntei se a tinham deixado. A funcionária disse-me que ia
«chekar», em vez de simplesmente dizer que ia ver ou verificar,
que é o português corrente. Introduziu uma palavra bárbara,
que tem o prestígio da origem, porque vem dos Estados Unidos. E
os brasileiros têm um jeito muito especial para adaptar palavras
de uma maneira criativamente surpreendente, mas isso por vezes pode conduzir
a verdadeiras aberrações. Resumindo, aplaudo o Acordo e
oxalá seja útil, mas façam o favor de reparar, de
ouvir e de ver como se está a falar e a escrever o Português.
E até mais do que o escrever, para mim tem importância o
falar. Provavelmente, os nossos clássicos escreviam bem, porque
falavam bem. Há uns tempos disse e fui mal interpretado, que as
crianças na escola têm que ler em voz alta, para que os colegas
e o professor ouçam, para que as corrijam, para que ganhem o hábito
e o à-vontade de expressar de uma forma clara aquilo que se tem
para dizer. Tudo começa na escola primária e o que não
se fizer aí, já não se fará no ensino secundário,
nem no superior. Arrumemos a nossa própria casa, antes de pensar
em políticas externas Depoimento recolhido telefonicamente
Le
point sur l’enseignement de la langue portugaise en France Entretien avec Michel Pérez * Paru
dans la revue LATITUDES n°24 - septembre 2005
Latitudes
- Comment expliquez-vous la chute brutale des postes aux concours, notamment
au CAPES externe ? Latitudes
- La généralisation de l’enseignement d’une
langue vivante dès le Cours Elémentaire, souhaitée
par le Ministère de l’éducation nationale, ne risque-t-elle
pas d’annoncer la fin des autres langues vivantes que l’anglais
s’il n’y a pas, en même temps, une réelle politique
de diversification des langues dès la classe de 6ème , en
collège ? Latitudes
- L’enseignement du portugais à l’école primaire
comme LVE semble se heurter à des problèmes didactiques
et de formation. Où en est-on ? Latitudes
- Que faudrait-il faire, d’après vous, pour assurer une continuité
pédagogique école-collège-lycée en portugais
? Car, pour l’instant, la politique des pôles linguistiques
dans les académies ne règle pas le problème. Latitudes
- Si, d’une part, la LV2 est désormais obligatoire au Baccalauréat
général, d’autre part, la LV3 est en situation de
quasi disparition, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour des
langues comme le portugais. Qu’en pensez-vous ? Latitudes
- Y a-t-il, entre l’Inspection générale de Portugais
et le Service de Coordination de l’Enseignement (Ambassade du Portugal)
un travail de concertation ? Quelles en sont les questions prioritaires
? Latitudes
- Quelles sont, d’après vous, les conditions nécessaires
pour que l’enseignement du portugais en France ait un statut durable
et reconnu ? Latitudes
- En cette année surtout, où le Brésil tient le devant
de la scène en France, ne pensez-vous pas qu’un travail important
doit être fait par l’institution scolaire sur la représentation
qu’ont les Français des langues, en l’occurrence le
portugais ? Ne doivent-elles pas acquérir davantage un droit de
cité dans les médias ? Latitudes
- Qu’est-ce qui peut donner envie à un élève
ou à un étudiant en France d’apprendre la langue portugaise
? Paris, 16 juin 2005 * Inspecteur général de l’Education nationale, responsable du Groupe de Portugais.
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