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Et
si nous partagions nos idées de cours ?
Si
vous utilisez ces dossiers pédagogiques avec vos élèves,
ne manquez pas de nous envoyer votre guide de cours, les réactions
de vos élèves, vos remarques, vos difficultés, nous
pourrons les améliorer et nous les mettrons en ligne..
Nous
attendons toutes vos propositions de pistes pédagogiques et vous
remercions d'avance de participer à ces échanges : webmestre@adepba.fr


Recherche
professeur de portugais pour 30 heures de cours
La Mission Locale Intercommunale des Bords de Marne (Le Perreux-sur-Marne)
recherche un professeur de portugais pour assurer 30 heures de cours de
portugais (2 heures hebdomadaires), à partir de février
2007.
Il
s'agit de préparer un groupe de 6 jeunes ayant entre 16 et 25 ans,
bénéficiant du Programme Leonardo, qui vont réaliser
un stage dans le secteur touristique à Lisbonne, en juillet 2007.
En
ce qui concerne le niveau linguistique, quatre de ces jeunes sont de réels
débutants en portugais et les deux autres sont d'origine cap-verdienne
et ont de bonnes notions en portugais. L'objectif est que ces jeunes puissent
disposent des éléments de base pour communiquer au Portugal.
Pour
toute réponse ou demande de renseignements s'adresser à
Madame America Ferragne : a.ferragne@ml.leperreux.reseau-idf.org
ou àl'ADEPBA : secretariat@adepba.fr


A
roda dos Sete
Une
chanson de Felício Mendes dédiée aux pays de la lusophonie
Chanson
exclusivement réservée à un usage pédagogique
extraite du Cédérom "Le portugais, passeport pour
5 continents" inclu dans la mallette
de la Campagne d'information nationale en faveur de l'étude du
portugais.
Tous
droits réservés : Felício Mendes et l'ADEPBA

© ADEPBA
A
RODA DOS SETE
Autor
e compositor: Felício MENDES
Refrão
Dá-me a tua mão
Sai do teu carcão
Tira o casquete
E entra na roda dos sete.
Portugal,
Portugal - Bis
A
caminho da Índia
Fundou grande família,
Foi nossa Metrópole
Foi nossa Mãe Pátria;
País
de Camões
Das armas e barões,
Que para dar o luso ao mundo
Mil tormentos padeceu;
Perguntemos
ao mar
Quanto do seu sal,
Quanto do seu sal
Foram lágrimas de Portugal;
E
a voz que ressoa
É a de Fernando Pessoa,
Diz que tudo vale a pena
Se a alma não é pequena.
Brasil,
Brasil - Bis
Para
viver com alegria
E experimentar a euforia,
Não há nada mais fácil
Basta ir ao Brasil;
Terra
do ouro
Do samba e do baião,
Jorge Amado e Pelé
Café e Carnaval;
Sua
cor amarela
Seus contos e novelas,
São o delírio dos fãs
Dos nossos ecrãs.
Cabo Verde, Cabo Verde - Bis
É
povo que trabalha
E de amizade sem falha,
Vive com a saudade
E a solidariedade;
Pouca
é a sua chuva
Mas deliciosa a Cachupa,
No mundo é bem famosa
A sua doce morna;
É
terra de gente
Que quer ir para frente,
Sua riqueza é o sal
O grande herói é Cabral.
Guiné-Bissau,
Guiné-Bissau - Bis
Com
a dança do N'gumbé
Se balança na tabanca,
Desse país tão lindo
De tobiana e nó-pintcha;
Seja
fula ou balanta
Papel ou mandinga,
A grande maioria
Tem Corão como guia;
Apreciei
nesta terra
Os poemas do Salvaterra,
As canções do José Carlos
Siga e caldo de mancarra.
Refrão
São
Tomé e Príncipe, São Tomé -Bis
No
ciclo da sua história
Que vai da cana ao cacau,
Toda a sua vitória
Foi sem armas na mão;
Essa
terra bantu
Tem um bom Calulú,
Beleza encantadora
E gente acolhedora;
É
a mais pequenina
Mas anda sempre fina,
Com Santos António e Tomé
Estará sempre de pé.
Refrão
Angola,
Angola – Bis
Com
toda a tua mágoa
És sempre bem amada,
Nos nossos corações
E nas nossas orações;
És
pérola tão querida
E terra prometida,
Da Djinga e rei Mandube
E do Agostinho Neto;
De
Cabinda ao Cunene
Nos quimbos e musseques,
Há fungi e moamba
Há puita e kizomba;
Ensinou-se
na escola
Que
rica e grande é Angola,
Para quê mais confusão
Se dá para todos a ração.
Moçambique, Moçambique - Bis
Paga
a sua caução
Com caju e algodão,
Essa terra tão grande
De Gungunhana e Mondlane;
No
seu canto da Aurora
Nos dizia Samora,
De Rovuma ao Maputo
Há-de se colher o fruto;
Com
uma boa cadência
Dançando marrabenta,
Dizemos canimanbo
A todo Moçambique.
(Timor)
Grande
é o sofrimento
E enorme o tormento,
Bate-se com tanta fé
O heróico povo maubere;
Para essa causa tão digna
Ficam as mãos estendidas,
Com confiança e amor
Esperando por Timor.



Langue vivante = Langue vive !
Tel
est le slogan du très riche site des "Enfants d'Anatole"
réalisé par Angelina Caussé, professeur de portugais
et de français au Collège Anatole France de Montataire (Oise,
académie d'Amiens) et professeur associé à l'IUFM
dans le domaine des TICE
Un remarquable labo de langues "Multimédia" qui permet
une exposition à la langue et une pratique de l'oral en classe
de portugais pour améliorer l'expression orale et la prononciation
grâce à un accès libre et gratuit à une base
de données très fournie de documents audio.
Objectifs
du "Labo Luso"
Ce "laboratoire de langue" s'adresse principalement aux lusitanistes
de 6ème bilangue, de 4ème et de 3ème LV2 désireux
de lire et d'écouter de courts textes en portugais (dialogues,
poèmes, extraits de contes, vocabulaire, commentaires...) pour
qu'ils puissent s'entraîner à les répéter avant
de passer aux exercices puis de s'enregistrer à l'aide du magnétophone
(MagnetoJo) et de s'écouter.
Découvrez
le labo luso



Documents
d'accompagnement des
programmes du lycée
à
consulter et à utiliser en classe



Une
étroite collaboration entre le CNDP et le CRDP de Paris a permis
de réaliser un dossier spécial "Année du Brésil",
riche de documents pédagogiques exploitables en classe à
tous les niveaux d'enseignement, de l'école primaire au BTS, en
français et en portugais.
Vous trouverez également des interviews, des photos, des vidéos,
des quiz tous niveaux, et une sélection de ressources.
voir
le site


Itinéraires
brésiliens à Paris
Ce
travail a été réalisé sous forme de cédérom
par les élèves de 3ème du collège Pierre et
Marie Curie de Villiers-sur-Marne (94) dans le cadre du concours Prix
Brésil, sous la direction de Dominique Stoenesco, professeur de
portugais.
Il
a reçu le 1er prix dans la catégorie 3 : classes de 3ème
de collège et de 2nde de lycée, un séjour au Brésil
d'une semaine du 30 juin au 9 juillet 2005
Voir les lauréats
Voir le programme
Voir les photos
Voir
"Itinéraires brésiliens à Paris"



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L’exploitation d’un film en cours de portugais :
Central do Brasil

La
version originale du film franco-brésilien "Central do Brasil",
de Walter Salles, offre au professeur de portugais, tant sur le plan linguistique
que sur le plan culturel, la possibilité de réaliser différents
types de travaux oraux et écrits. Ce film peut être vu et
analysé à différents niveaux, de la 6ème à
la Terminale. Toutefois, les pistes de travail et les questions que nous
proposons d’aborder ci-dessous conviendraient plus particulièrement
aux classes de 2nde générale, de Teminale BEP et de Bac
Pro ayant déjà un niveau satisfaisant en expression orale.
Par ailleurs, nous tenons à préciser que ces propositions
de travail ne sont que le résultat d’une expérience
menée en classe et qu’il ne s'agit pas ici de présenter
un cours-type sur l’utilisation du cinéma en classe.
1ère
partie – Avant la projection
a)
Préparation de la séquence
Bien
entendu, avant la projection en classe le professeur devra visionner le
film, de préférence en prenant des notes afin de bien situer
l’histoire, d’en dégager les principaux mouvements,
d’identifier les personnages et de repérer les faits de langue
intéressants. La fiche technique, ainsi que l’histoire du
film que nous présentons ci-dessous sont des renseignements destinés
essentiellement au professeur. Celui-ci pourra néanmoins extraire
de ces renseignements quelques éléments indispensables aux
élèves pour qu’ils puissent mieux suivre le film.
Comme
la durée du film "Central do Brasil" dépasse la
durée d’un cours, l’enseignant devra prévoir
une projection sur deux cours non consécutifs, en prenant soin
de couper le film à la fin d’une action bien précise.
Cette solution, contrairement à ce que l’on pourrait croire,
ne gène pas la compréhension de ce type de film et n’enlève
en rien de son intérêt.
Pendant quelques minutes avant le début de la deuxième partie
du film, le professeur pourra
demander à des élèves de rappeler la fin de la première
partie.
Fiche
technique
Titre : Central do Brasil
Durée : 1h45’
Mise en scène : Walter Salles (metteur en scène
et réalisateur brésilien)
Scénario : João Emanuel Carneiro, Marcos Bernstein,
Walter Salles
Production : Martine de Clermont-Tonnerre et Arthur Cohn
Ingénieur du son : Jean-Claude Brisson
Musique : António Pinto et Jacques Morelembaum
Acteurs principaux : Fernanda Montenegro, Marília Pêra,
Vinícius de Oliveira, Soia Lira, Othon Bastos, Otávio
Augusto, Steila Freitas, Matheus Nachtergaele, Caio Junqueira.
Sortie en France : le 2 décembre 1998
Palmarès : Ours d’or au Festival de Berlin en 1998
et Ours d’argent pour Fernanda Montenegro, meilleure interprétation
féminine. |
L’histoire
A la gare centrale de Rio de Janeiro, Dora (Fernanda Montenegro), une
ex-institutrice qui approche la soixantaine, gagne sa vie en écrivant
des lettres pour des migrants illettrés. Un réal pour la
rédaction, deux pour l’expédition. Parmi ses modestes
clients, Ana (Soia Lira) et son jeune fils Josué (Vinícius
de Oliveira). Celui-ci ne connaît pas son père et espère
le retrouver grâce à ce courrier. Lorsque Dora rentre chez
elle, dans son petit appartement de banlieue, elle retrouve sa voisine
Irene (Marília Pêra). Ensemble, elles se livrent à
un drôle de rituel : relire toutes les lettres de la journée
et faire le tri. Quelques unes sont envoyées, d’autres sont
directement jetées et la plupart finissent dans un tiroir, une
sorte de purgatoire où elles attendent une seconde chance. C’est
ici qu’atterrit la lettre destinée au père de Josué.
Quelques jours plus tard, Ana et Josué reviennent voir Dora pour
lui dicter une nouvelle lettre. Mais en sortant, Ana est renversée
par un bus et meurt sous le regard de son fils. Abandonné, sans
ressources, Josué erre dans la gare. Et il ne connaît que
Dora…D’abord insensible au désarroi de ce petit garçon,
elle finit par traverser le pays avec lui pour l’aider à
retrouver son papa. De bus en camion, à travers des terres inconnues,
ils entreprennent alors le plus passionnant des voyages : celui qui mène
à la découverte se son propre coeur.

Fernanda Montenegro (Dora) et Vinícius de Oliveira (Josué)
b)
Travail avec les élèves
La projection de "Central do Brasil" est une bonne occasion
pour découvrir (ou approfondir) certains aspects de la civilisation
brésilienne. Ainsi, avant de passer le film, le professeur pourra
consacrer un ou deux cours aux questions suivantes:
- les principales régions géographiques du Brésil
(utiliser une carte et situer notamment les principaux lieux de l’action
du film : Rio, le Nordeste, l’Etat de Pernambuco ;
- le peuplement du pays (les Indiens, l’arrivée des Portugais
et la colonisation, l’esclavage des
Noirs, l’immigration à la fin du XIXème siècle)
;
- l’organisation politique du Brésil (système fédératif,
les Etats, la dictature de années 64-85)
quelques données socio-économiques (le Nordeste et ses problèmes
spécifiques, les grandes villes du Sud-Est, les migrations internes,
les inégalités sociales, l’éducation).
Le professeur pourra se limiter ? présenter la partie géographique
et demander à des élèves de présenter les
autres parties, sous forme de fiches, à partir de recherches effectuées
au CDI. Les sources en portugais, dans ce domaine, étant plus rares
ou trop pointues, on acceptera l’utilisation de la langue française.
Les élèves pourront aussi faire des recherches sur des sites
web brésiliens, mais cette démarche nécessite auparavant
que le professeur leur donne des indications et des consignes précises
afin d’éviter une "navigation" tous azimuts. Les
commentaires ci-dessous, de Walter Salles, l’auteur du film, permettront
au professeur d’enrichir sa phase de préparation "avant
la projection" et ils pourront lui suggérer des idées
pour le travail oral et écrit ("après la projection")
sur les thèmes abordés dans le film, sur les personnages
ou sur les acteurs. D’ailleurs, en guise de conclusion, lors du
dernier cours consacré au film "Central do Brasil", le
professeur pourra utiliser la fin du texte ci-dessous où l’auteur
répond à la question "comment avez-vous découvert
Vinícius de Oliveira (Josué) ?"Le commentaire de Walter
Salles concernant ce personnage, Josué, est émouvant, suscite
des réactions et permet de réaliser un débat sur
les enfants dans les pays pauvres.
Walter
Salles, à propos de "Central do Brasil"
(extraits de la brochure de promotion du film "Central do Brasil",
publiée par l’Association Française des Cinémas
d’Art et d’Essai)
- Pour vous, "Central do Brasil" est avant tout un road movie
?
C’est surtout un film sur la quête de l’identité.
C’est l’histoire d’un enfant qui essaie de retrouver
son père qu’il n’a jamais connu, mais c’est également
celle d’une femme qui a abandonné ses sentiments et qui ne
sait plus vivre. Et bien sûr, le film raconte aussi la quête
d’un pays spécifique, ce pays qui est très différent
du Brésil officiel… Ici comme ailleurs, on est un peu la
proie d’un discours très globalisant où le baromètre
est surtout l’efficacité. Aujourd’hui, tout ce qui
touche aux questions fondamentales de la connivence, de la convivialité
entre les gens, est abandonné. Au Brésil, d’un côté
il y a le pays du journal télévisé, de la violence,
de l’industrialisation et de la compétitivité, et
de l’autre, il y a ce pays souterrain où une certaine innocence,
une quête de solidaritésont encore possibles.
- Ces deux aspects du Brésil sont clairement montrés dans
le film.
Oui, la première partie est très liée à la
gare, cet espace de perte d’identité , de mouvement constant,
où se croisent chaque jour 300 000 personnes. Ensuite, on découvre
le Brésil plus archaïque, plus simple, oublié par le
pays officiel mais beaucoup plus riche et plus intéressant.
- Dans "Central do Brasil", on retrouve le théme de l’exil,
qui était déjà présent dans "Terre lointaine",
votre avant-dernier film. C’est un sujet qui semble vous passionner.
Oui, pour des raisons personnelles liées à l’histoire
de mon pays. Mon père était diplomate et j’ai vécu
dans plusieurs pays différents, notamment en France de 5 à
11 ans. J’ai toujours connu ce que les Brésiliens appellent
la "saudade". C’est un certain manque de notre pays, de
nos racines, que j’ai découvert quand je suis revenu au Brésil.
D’un autre côté, j’ai également été
marquépar l’histoire récente du Brésil lorsqu’en
1990, cet Etat a cesséd’être un pays d’immigration.
Aujourd’hui, les gens partent et ne sont pas acceptés là
où ils vont. "Terre lointaine" évoquait cela et
parlait d’une génération qui n’avait plus la
possibilité de choisir. Dans "Central do Brasil", je
crois qu’on parle de l’importance de l’action, nécessaire
au changement. Le petit garçon est l’ange propulseur de l’action.
De par son désir de retrouver son père qu’il n’abandonne
jamais, il crée toutes les modifications du film. Et l’union
entre cet enfant et cette femme, qui sont tellement antagonistes au début,
génère aussi la possibilité d’un changement.
L’exil est dans chacun des personnages. Dora est exilée de
ses propres sentiments, l’enfant est exilé de son passé,
et de par l’action, ils arrivent àrompre l’effet de
cet exil mutuel.
- Parlons un peu de Dora. Comment la définiriez-vous ?
Pour nous, c’est une femme que l’on rencontre tous les jours
dans la rue. Elle fait partie de ces gens aigris des ann?es 70-80, qui
ont coupé toutes relations avec ceux qui sont différents
d’eux et qui n’ont aucun problème moral à vivre
de petites mesquineries. Les gens se reconnaissent en elle parce que,
d’une manière ou d’une autre, tout le monde a plus
ou moins exercé ce genre d’action. Le fait qu’elle
puisse avoir une deuxième chance à travers le contact avec
l’enfant crée une relation intéressante avec le public.

Walter Salles, Fernanda Montenegro (Dora) et Vinícius de Oliveira
(Josué)
-
Comment avez-vous découvert Vinícius de Oliveira (Josué)
?
Pendant huit mois, nous avons fait plus de mille cinq cents essais à
travers tout le Brésil, dans des endroits aussi différents
que les cours d’art dramatique ou les "favelas". Quelques
semaines avant le début du tournage, je suis allé prendre
un avion dans le petit aéroport situé au centre de Rio et
un enfant est venu me voir. C’était le cireur de l’aéroport.
Il m’a dit:
"Tu sais, il pleut, et quand il pleut, personne ne fait cirer ses
chaussures. Mais j’ai besoin de manger, alors pourrais-tu me prêter
un réal pour que je puisse m’acheter un sandwich et quand
tu reviendras de ton voyage, je te cirerai tes chaussures. Je suis toujours
là." "Ecoute, je t’offre le sandwich, lui dis-je,
mais en contrepartie, je te propose quelque chose d’autre. Est-ce
que tu accepterais de faire un test pour le cinéma ? J’ai
besoin d’un petit acteur pour mon film ? Il m’a répondu
: "C’est pas possible, je ne suis jamais allé au cinéma.
"C’est exactement comme la télévision, lui dis-je,
mais en beaucoup plus grand et plus intéressant. Donc, ça
peut te plaire… Et il m’a dit : "Bon, d’accord,
je peux essayer, mais il y a combien de rôles ?" "Un seul
et si tu viens, tu as peut-être des chances ?, lui ai-je répondu
. "Non ! C’est pas ça du tout, me dit-il, c’est
qu’il y a trois ou quatre garçons de mon âge qui cirent
les chaussures ici et je voudrais les amener, comme ça tout le
monde aura une chance." "D’accord, lui dis-je, tu peux
les amener mais tu risques aussi de perdre ta chance parce que je peux
en choisir un autre." "Bon, c’est pas un problème,
précise-t-il. Si tu en choisis un autre, tu en choisis un autre."
Il est donc venu avec tous ces enfants et il a fait un test qui était,
de loin, le plus brillant de tous. J’étais à la recherche
d’un enfant qui avait une connaissance du monde de la rue, qui savait
ce que représentait la bataille de la survie, mais qui n’avait
pas perdu son innocence. C’est exactement ce qu’il avait en
lui. Il ressemblait àun petit guerrier qui n’avait pas fléchi
et qui avait maintenu une honnêteté de principes et une rigueur
qui étaient vraiment intéressantes. Mais, lorsque je l’ai
choisi, je lui ai dit : "Ecoute, je t’invite à faire
le film à une seule condition : après le tournage, tu retournes
à l’école." Il avait
abandonné l’école depuis deux ans pour aider sa famille.
Il n’avait que neuf ans. Il a donc accepté et a travaillé
avec un sérieux et un pouvoir de concentration épatants.
La moitié de l’équipe n’avait jamais fait de
cinéma et Vinícius a influencé tout le monde…
J’ai travaillé avec des gens qui avaient quelque chose de
plus important que l’expérience, c’est-à-dire
le désir.
2ème partie - Après la projection
a) L’oral
Lors du travail oral, l’enseignant cherchera surtout à vérifier
chez l’élève son niveau de compréhension des
événementsracontés dans le film et aussi sa capacité
à s’exprimer en réutilisant le vocabulaire et les
expressions entendus. Il profitera pour revoir l’emploi de "você"
au Brésil, ainsi que certains mots ou expressions se rapportant
aux transports, utilisés fréquemment dans ce film : "o
trem", "o ônibus", "dirigir o caminhão","parada".
Ou d’autres mots encore, typiques du portugais du Brésil,
tel que "moleque".
Voici une série de questions se rapportant au film et qui peuvent
alimenter ce travail oral :
- Por que razão o título deste filme é "Central
do Brasil"?
- O que é que Dora fazia na Central do Brasil?
- A quem Ana queria mandar uma carta? Porquê?
- Quais foram as circunstâncias da morte de Ana?
- Diz como é que Josué foi parar na Instituição
para crianças órfãs?
- Mas Dora resolveu tirar o menino da Instituição. O que
a fez mudar de ideia? Explica.
- Durante a viagem para Pernambuco, Dora e Josué não tinham
mais dinheiro. O que foi que o garoto inventou para ganhar dinheiro?
- Finalmente, Josué encontrou o pai? Como acaba a história?
b) L’écrit
Le travail écrit pourra porter sur la civilisation et sur les personnages
du film et il pourra consister en un devoir à la maison. Ci-dessous,
voici quelques propositions de questions à traiter :
- Identifica brevemente cada um desses personagens : Josué, Ana,
Dora, Irene.
- Como foi que Dora e Josué chegaram até à aldeia
do pai do menino? Conta os principais
episódios (a viagem, as pessoas que encontraram, a procissão,
etc.).
- Que visão o filme nos dá do Nordeste e que cenas te impressionaram
mais nessa região? Porquê?
- Analisa brevemente as relações entre Dora e Josué
e também o carácter de cada um.
- Resume, em 8 ou 10 linhas, o filme "Central do Brasil".
Autre exercice possible, à faire en classe ou à la maison
: traduire, dans l’entretien avec Walter Salles (ci-dessus), une
partie de la question concernant la découverte de Vinícius
de Oliveira. Ici, bien entendu, le professeur vérifiera principalement
la compétence de l’élève à traduire
les dialogues où apparaissent de nombreux pronoms personnels compléments
indirects et des formules de politesse.
Dominique
STOENESCO
Professeur de portugais
En
complément : le dossier de la collection CNC - Collège au
Cinéma n°103

Voir
le dossier en ligne

Aide aux voyages scolaires au Portugal
Le
Consulat général du Portugal à Paris nous informe
que la Direction Générale des Affaires Consulaires et des
Communautés Portugaises (DGACCP), comme pour les années
précédentes, accorde une aide financière aux voyages
scolaires au Portugal (Classes transplantadas, Visitas de estudo, Colónias
de férias). La date limite pour déposer une demande d’aide
est fixée au 31 mars 2005. Renseignez-vous auprès du consulat
de votre région.

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